CUBA : tu me gustas mucho...
Qui suis-je ?

Mon premier voyage hors CEE.. Voyage tant espéré et tant attendu, celui de la musique, de la danse, de la salsa... Bienvenido a Cuba, la grande isla !

Derniers articles
Menu
Mes amis
    Liens


    Billet 10 sur 13
    Page précédente | Page suivante

    mardi 27 février 2007 - Jour 3 - VEDADO


    Enfin une bonne nuit malgré un réveil nocturne vers 03h30. Quitte à être réveillée, autant en profiter pour aller aux petits coins (banos) ! Et pour s'endormir à nouveau, le seul remède pour lutter contre la clim hurlante est... les boules quies !

    Le réveil suivi d'une légère somnolence est effectif à 7h30... Incroyable ! Je suis déjà levée ! Dire qu'à la maison il me faut une bonne demi-heure pour comprendre que je dois me lever, un quart d'heure pour me lever, trente secondes pour confirmer que je dois spider car je suis en retard.

    Une bonne douche chaude pour me mettre en forme. A Habana nous avons toujours de l'eau chaude, ainsi qu'un bon débit. C'est appréciable : nous nous en rendrons compte surtout à notre retour de Trinidad, où là-bas, c'est différent...

    Chez Manuel, à Habana Vedado, nous avons des serviettes de toilette et du papier WC à disposition. Vous pouvez rire, mais quelquefois, cela a son importance. Cependant nous n'avons pas de savonnette. Mais ça, j'avais prévu... Valérie a bien ri quand elle a découvert 1 kg de savon dans mes bagages... Sans parler des 12 rouleaux de PQ et des 3 cartons de 15 paquets de mouchoirs en papier chacun... Je dois avouer que depuis presque un an, mes lectures quotidiennes en matière de voyage, à Cuba, se révèlent s'être concentrées sur le forum Cuba du routard.com... Et encore, je n'avais plus de place pour les vêtements enfants... (Rappel : le bagage soute ne doit pas dépasser 20 kg !)

    Direction petit déjeuner : nous passons énormément de temps à prendre ce petit déjeuner, qui devrait s'intituler grand déjeuner. Ce matin, ce sont un jus de poire, 2 tranches de "pain" non plus rassi mais sec, du beurre, 2 oeufs au plat, du thé ou du café.

    Après moultes préparatifs et discussions sur notre seconde journée à Habana, nous quittons la casa à 11h00. Décidément ce sera notre horaire de prédilection. Toujours (trop) tardif. Aujourd'hui nous déambulerons dans le NUEVO VEDADO et le VEDADO, les 2 quartiers riches, bourgeois et chicos de Habana.

    C'est ce qui est écrit sur nos guides.

    C'est vrai. Tout dépend de la valeur que l'on porte aux mots "riche" "bourgeois" "chicos"... La langue française est tellement subjective quelquefois...

    Dehors, Il fait très chaud et le soleil tape. C'est normal : au cas où quelqu'un ne s'en serait pas encore rendu compte, nous sommes à Cuba, dans les Caraïbes. Et toujours à pieds, of course... Por supuesto... Desde luego....

    Comme la journée précédente, les Cubains nous psst-psstent et essaient de communiquer avec nous. Tout d'abord en espagnol (mais je ne comprends rien) puis en anglais (et pourquoi jamais en français ?). En espagnol, je ne sais pas, mais en anglais les demandes sont succintes "do you want to dance salsa with me ?". Valérie explique alors que nous sommes françaises. Les Cubains, surpris par l'espagnol de Valérie, la félicite (s'il y a des élèves de Valérie qui lisent ce journal, sachez que votre prof, ELLE EST BONNE ! Tout le monde la comprend !)

    Au début, se faire psst-psster c'est rigolo... mais après... c'est du vu et revu... ou du moins de l'entendu et ré-entendu... Surtout quand on nous prend pour des américaines ! Valérie dit que c'est à cause de ma casquette... (pourquoi elle n'est pas bien ma casquette ???)

    Revenons à nos moutons : nous devons absolument acquérir nos billets VIAZUL aujourd'hui car le départ pour Trinidad, c'est demain.

    Nous traversons Vedado vers le Sud et entrons dans le Nuevo Vedado. Nous longeons le fameux cimetière très connu de Habana. Cimetière que nous pouvons visiter moyennant 5 ou 10 cuc par personne. Le prix dépend de l'heure de la visite semble-t-il, ainsi que de la personne qui propose la visite... C'est vrai qu'il faut rémunérer le guide, puis celui qui ouvre et referme la grille (bout de grille ?) du cimetière.

    Radines comme des Françaises que nous sommes, nous décidons de ne pas visiter le cimetière. N'empêche que nous nous tordons le cou à vouloir regarder par dessus le mur qui longe ce cimetière sur presque 1 km !

    Les pierres tombales sont blanches, sculptées et hautes.

    Midi tapante : nous arrivons au terminal des bus VIAZUL. De l'air presque trop frais nous accueille lorsque nous entrons dans les locaux. C'est bien la clim quand même. Ca rafraichi... Le premier bureau nous envoie à un second bureau qui est spécialisé dans les réservations. Le second bureau nous envoie au premier bureau qui est spécialisé dans les réservations AVEC règlement. Ben oui. Forcément. C'est pas pareil. On aurait dû y penser.

    Quelqu'un dans la salle a t-il vu les "12 travaux d'Astérix" ?

    Enfin, nous avons nos billets, et nos prénoms/noms sont inscrits au crayon à papier sur le registre des départs qui lui-même ressemble à une pile de feuilles volantes.. J'espère que notre feuille volante ne va pas s'envoler sous l'effet de l'air de la clim et qu'elle n'ira pas se faufiler quelque part où jamais personne ne va...

    Surtout, ne jamais être parano, qu'y disait, dans le routard.com...

    Nos billets en poche, nous repartons en direction du Vedado en passant par la plaza de la revolucion. Nous longeons un zoo. Il n'y a pas grand monde dans ce zoo. Nous traversons un marché local paysan. Si nous avions des pesos cubanos, nous aurions pu acheter des fruits. Sur ce marché ne sont vendus que des fruits, des légumes et de la viande. Je prends 2 photos. Les couleurs sont belles. Dommage que l'on ne puisse retranscrire aussi les odeurs et les bruits sur les photos. Un Cubain nous interpelle. Valérie traduit "Rappelez-vous que vous êtes à Cuba". Qu'est-ce que cela veut dire ?

    A 13h30/14h00, il fait toujours très chaud. Nous avons faim (même Valérie, elle qui ne mange jamais le midi quand elle est en vacances... c'est pour dire) et nous n'avons plus d'eau. Ca, par contre, c'est grave. Je ne suis pas un chameau, moi. J'ai éventuellement des bosses, mais pas d'eau !

    Pour comble de malheur, nous avons dépassé la cafétéria du Nuevo Vedado. Nous nous asseyons 5 minutes à l'ombre d'un arrêt de bus en béton (mais pas de bus !). Vérification de nos 2 bouteilles d'eau (vides), de nos guides (encore plus d'une demi-heure de marche pour atteindre un endroit où déjeuner)... Et c'est reparti.

    Nous traversons tout un cursus politique à la plaza de la revolucion où un militaire nous fonce dessus en hurlant des sons. C'est encore pire d'essayer de comprendre des hurlements ! Surtout que Valérie semble ne pas comprendre... Ah ! Pas bon, pas bon.... Comment sont-elles les prisons cubaines ? Paraît que c'est pas top... Finalement nous nous retrouvons expulsées de la cinquantaine de mètres carré en question. Valérie me dira ensuite qu'elle a fait semblant de ne pas comprendre pour ne pas aggraver notre cas, que le costume kaki gesticulant s'est calmé et lui a expliqué que nous marchions trop près de la zone. Quelle zone ? Ben... Celle-là. La zone, quoi. Bon.

    Finalement nous arrivons au paséo, où nous trouvons la cafétéria "casa de la amistad" : veau grillé/frites/riz (3,50 cuc) - 50 cl eau (1 cuc) - glace fraise chimique (1,25 cuc).

    C'est super. Nous mangeons dehors (nous avons préféré manger dans l'endroit pour les cubains plutôt que dans la salle pour les touristes) sous une tonnelle de parasols. De temps en temps, un petit courant d'air nous ravive. A 1,50 mètre de nous, 3 ouvriers travaillent à remplir un trou (?) d'eau (?) : 2 sont debouts et discutent, 1 est assis par terre en plein cagnard et tient le gros tuyau où l'eau coule.

    15h00 : nous reprenons el paseo. Comme hier, il n'y a plus de soleil mais de gros nuages gris encombrent le ciel. La chaleur est étouffante. Le temps est lourd. Au bout du paséo, el malecon. Nous marchons le long du Malecon pendant un bon bout de temps encore. Ce n'est pas le même "bout" du Malecon qu'hier.... Il est long ce Malecon : 7 km !!

    Puis nous récupérons la 23ème et partons à la recherche d'une banque pour changer quelques euros en cuc. Mais c'est pas de chance ! Il est déjà 17h00 et les banques ferment à 15h00. Ce sera donc pour demain.

    Direction Copelia afin de déguster une glace. Le Copelia est renommé à Habana. Il a plusieurs entrées : certaines sont réservées aux Cubains, les autres aux touristes. Ségrégation ou monnaie différente ? Je ne le saurai jamais. Toujours est-il qu'à la première entrée empruntée du Copelia, je me suis faite rappelée pas très sympathiquement par un Cubain (un garde ?) qui m'a houleusement fait comprendre que pas cubaine, pas par là. Faudrait peut être écouter, quand même. Et là, c'était pas des psst psst !!

    La deuxième entrée est la bonne (pour nous les touristes) : enfin nous allons pouvoir déguster notre glace chocolat/vanille garnie de sirop de chocolat noir et de petits gateaux secs tout ronds. Le prix est au poids. C'est rigolo.

    Photos, bien sûr. Preuve à l'appui pour Nathalie (que j'embrasse très fort).

    Quand nous repartons, surprise : il pleut.

    Il pleut de l'eau qui ne mouille pas. Invraisemblable.

    Le feu c'est chaud et l'eau ça mouille ? Et bien non. Pas à Habana. A croire que la pluie s'évapore avant de nous toucher !

    Retour à la casa de Manuel. Cette fois, nous lui avions demandé de nous préparer una cenita, por favor (un petit diner, svp), le matin !

    Pour 5 cuc chacune : assiette de crudité citronnée (choux blanc rapé et 2 rondelles de tomates) - porc et veau frits/riz/patate douce - jus de fruit frais à la goyave.

    J'aurais bien voulu aller au "Cantante", bar où l'on danse, dans le Vedado, plaza de la revolucion, mais Valérie ne se sent pas très en forme. De plus, on ne sait pas combien coûterait un A/R en taxi, et nos guides ne sont pas d'accord sur le tarif d'entrée du bar : 5 cuc pour le routard, 10 cuc pour le géo. Quel est le bon prix ? Nous ne le saurons jamais.

    Nous décidons que nous irons au "Cantante" au retour de Trinidad s'il nous reste de l'argent. Il ne nous reste alors plus qu'à faire le tour du pâté de maison, histoire d'aider la disgestion, avant de nous endormir.

    Pré-rangement de nos affaires dans nos sacs en prévision du départ de demain. Mais je n'y arrive pas. En fait, je n'ai pas envie. En 2 jours, nous avons marché à peu près sur 30 km. Plutôt m'allonger sur le lit et mettre à jour mon carnet de voyage. Vérification des textos... Très vite, le sommeil arrive.


    Ajouter un commentaire :: Envoyer cet article

    mardi 24 avril 2007 - Commentaire sans titre
    Publié par val
    ce n\'est pas parce qu\'on la comprend que Val est une bonne prof...

    Lien permanent